Russie: Le célèbre avocat Stanislav Markelov abattu de sang froid

Le 19 janvier, au beau milieu de la journée, dans le centre de Moscou, l’avocat bien connu Stanislav Markelov a été assassiné par un homme armé et masqué, au cours d’une conférence de presse. Anastasiya Baburova, une jeune journaliste qui s’était taillée une solide réputation avec ses reportages antifascistes, est plus tard décédée des blessures reçues alors qu’elle essayait de protéger Stanislav.

Action devant le ministère de l’asile et de l’immigration : Protestez contre la possible expulsion d'Usman, de Melina et de leurs enfants !

Usman Khan Mohammad est arrivé le 1er septembre 1999 en Belgique. Il est venu de la région du Cachemire occupée par le Pakistan, où il a été politiquement actif. Melina Dolor est venue en 2000 dans notre pays à partir des Philippines. Tous les deux ont été exploités comme personnel bon marché dans les ambassades jusqu’à ce qu’ils rentrent en lutte et sollicitent l’asile. L’exploitation par les ambassades a aussi été portée à la télévision et tous les deux ont parlé à ce sujet sur les chaînes flamandes VTM et Koppen.

Plan de relance d'Obama

Avant même de reprendre la présidence américaine, Obama a été forcé de se pencher sur la crise économique la plus profonde depuis la Grande Dépression des années ‘30. Les données effarantes sur le chômage publiées en janvier ont révélé un abrupt déclin dans l’économie américaine, et le début d’une récession profonde et, très probablement, prolongée. Un million d’emplois ont disparu entre novembre et décembre, ce qui amène le total des pertes d’emploi pour 2008 à 2,6 millions.

L’école peut-elle être un moteur de transformation sociale ?

Lorsque l’on pose un regard sur notre système d’enseignement secondaire (ceci tient aux nuances près pour le supérieur), on ne peut être qu’être effaré par le nombre d’échecs qu’il produit et par sa structure inégalitaire. La plupart des spécialistes en sciences de l’éducation analysent cette situation de manière disciplinaire et attribue cette faillite à la pédagogie utilisée par les professeurs et à la politique éducative en vigueur dans notre pays. Pour eux une réforme de l’enseignement (implémentation de la pédagogie nouvelle et une politique éducative progressiste) permettrait de sortir de cette logique.

Action de solidarité avec les étudiants iraniens

Hier après-midi, environ 25 Iraniens ont manifesté, avec la participation du Parti Socialiste de Lutte (ex-MAS), devant l’ambassade d’Iran à Bruxelles.

Ils ont exprimé leur solidarité avec les étudiants de l’université de Shiraz et protesté contre la répression qu’ils subissent.

Manifestation massive contre le massacre à Gaza

Ce dimanche s’est déroulée une manifestation massive de Bruxelles-Midi à Bruxelles-Nord. Des dizaines de milliers de personnes avaient envahi le centre de Bruxelles. Parmi eux, beaucoup d’immigrés de diverses origines, mais surtout beaucoup de colère et de rage face au massacre causé par le régime israélien dans la bande de Gaza. Le Parti Socialiste de Lutte (ex-Mouvement pour une Alternative Socialiste) était présent avec des dizaines de militants qui ont diffusé notre tracts et vendu notre matériel. Nous avions produit au cours de la mobilisation pour cette manifestation un supplément à notre mensuel que vous pouvez trouver ici. Voici quelques photos de la manifestation.

Après les actes de vandalisme néo-nazi à l’encontre d’EGA à L’ULB… Mobilisons contre le racisme et le fascisme!

Les néo-fascistes sont coutumiers de tels actes de vandalisme, d’intimidation et de violence. Mais jusqu’ici, c’était plutôt dans les universités en Flandre que ceux-ci avaient une certaine confiance pour passer à l’acte. Pourtant, il y a quelques semaines, des militants du groupuscule néo-nazi francophone NATION avaient pénétré sur le campus pour mener une campagne de provocation raciste contre les sans-papiers qui occupent le gymnase et placarder des affiches nauzéabondes.

Ce n’est pas une coincidence que cela soit EGA, le cerle étudiant marxiste sur l’université, qui a été ciblé au vu de notre attitude conséquente contre le racisme et l’extrême-droite. Nous sommes aux côtés des sans-papiers dans le comité de soutien (CAS) depuis le premier jour de l’occupation à l’ULB. Nous avons joué un rôle déterminant dans le blocage du meeting raciste de Dewinter par 300 antifascistes à l’université de Gand et récemment encore, nous avons lancé un appel pour une contre-manifestation pacifique nationale, le 12 mars à Louvain, contre la marche fasciste du NSV, le cercle étudiant qui sert de lieu de formation aux futurs dirigeants du Vlaams Belang.

Le NSV organise une manifestation chaque année, au cours de laquelle il n’hésite pas à recourir à la violence envers les immigrés et les jeunes de gauche. Une manifestation à laquelle Nation a participé au cours des dernières années. Il y a 3 ans, à Louvain, des manifestants fascistes avaient envahi l’appartement et agressé quelqu’un qui avait crié un slogan antifasciste de son balcon. En nous mobilisant en beaucoup plus grand nombre qu’eux, nous pouvons briser leur confiance et mettre les néo-fascistes dans la défensive. Une campagne active à l’ULB et une forte mobilisation pour la manif à Louvain est le meilleur moyen d’empêcher le développement de leur présence sur notre campus.

La crise du capitalisme entraine des vagues de licenciements et une paupérisation croissante des travailleurs et des jeunes. Le Gouvernement a déboursé des milliards d’euros pour sauver les intérêts des banquiers et des capitalistes, mais il n’est pas question pour eux de nationaliser pour sauvegarder les emplois et de mettre à disposition des moyens suffisants pour l’enseignement. Le sous-financement public a mis fin à la politique de services sociaux, de restos et de kots bon marché et a entrainé une augmentation des coûts des études depuis les années 80. Le pillage néolibéral des richesses collectives des 30 dernières années a créé un terreau favorable pour le développement des idées racistes.

C’est pourquoi nous manifesterons également le 26 mars pour une opposition anticapitaliste contre la politique néolibérale qui alimente l’extrême-droite.

 

  • TOUT CE QUI NOUS DIVISE NOUS AFFAIBLIT !
  • MANIFESTE AVEC NOUS LE 26 MARS A LOUVAIN !
  • PARTICIPE A CETTE CAMPAGNE POUR EN FAIRE UN SUCCES !
  • REJOINS LES ETUDIANTS DE GAUCHE ACTIFS !

Crise capitaliste mondiale de 2008 – “Adieu et bon débarras” – Financial Times

Mais pourtant, les marxistes, eux, – en particulier l’hebdomadaire The Socialist et le magazine mensuel Socialism Today avec le Comité pour une Internationale Ouvrière (CWI – Committee for a Workers’ Interntional) – avaient bel et bien prévu cette situation. Nous écrivions en avril 2008 que «La situation mondiale actuelle est caractérisée par le pire scénario économique pour le capitalisme depuis la Grande Dépression des années ‘30. A son tour, elle a aggravé la position déjà affaiblie de la puissance dominante sur le plan mondial, l’impérialisme américain. En conjonction avec les retombées de la guerre d’Irak, elle a semé les graine de convulsions politiques et un changement fondamental dans la géopolitique de la prochaine période» (Les conséquences pour les luttes des travailleurs en Europe, Thèses du CIO, mars 2008).

Cette analyse a été réalisée au moment où une majorité d’économistes capitalistes avaient totalement écarté l’idée d’un tel développement. En mars, même le Chancelier de l’Echiquier britannique, Alistair Darling, qui apparaissait en pleine possession des faits, prédisait un déficit budgétaire de 35 milliards de livres pour l’année 2008-9, alors qu’il semble aujourd’hui que ce déficit sera 3 fois et demi plus important, pour une valeur de 118 milliards de livres ! Et le Financial Times de geindre à nouveau : «Nous volons en aveugle». Qu’est donc si ce n’est une complète acceptation de l’analyse du capitalisme mise en avant par le Socialist Party ? Ce système est un système anarchique, régulièrement plongé par le jeu de forces de production aveugles dans des crises aux conséquences dévastatrices, comme risque de l’être la crise actuelle.

Le dernier ‘pilote’ en chef du capitalisme mondial, l’ancien président de la Réserve Fédérale américaine Alan Greenspan, admet maintenant devant le Congrès américain que, à cause de cette crise, il s’est trouvé «dans un état de choc et d’incrédulité… Je ne comprends toujours pas très bien pourquoi elle est arrivée». Même le fameux Bernard Madoff, l’homme qui a réalisé la plus grande fraude financière de toute l’histoire (pour un montant estimé à 50 milliards de livres) a affirmé peu de temps avant de se faire prendre que «dans l’environnement légal actuel, il est virtuellement impossible de violer les règles»!

 

Fin retentissante du capitalisme truand

Ce ne sont pas que un ou deux ‘moutons noirs’ qui se sont fait prendre, mais l’ensemble des capitalistes, qui ont escroqué la classe ouvrière et les pauvres dans la période du capitalisme de truands du ‘libre marché’, laquelle s’est maintenant terminée de façon retentissante. Au cours des dernières 30 années de néolibéralisme, les salaires ont été maintenus au même niveau tout au long d’une sorte de ‘récession silencieuse’ tandis que les profits ont été multipliés pour atteindre des records inouïs. Maintenant que quelques-uns des capitalistes se sont fait ‘cramer’ par Madoff, ils gémissent. Une de ses riches ‘victimes’ se plaignait qu’elle devrait virer sa bonne et n’aurait, par conséquent, plus personne pour «repasser ses quarante chemises blanches» (The Observer).

Mais tout le monde n’est pas affecté parmi les super-riches. A Coven Garden, à Londres, il y a toujours un marché florissant pour des manteaux de chinchilla ou de cachemire à 8.000£. De même, des livres pesant environ 35kg chacun ont été vendus pour une somme de 1,1 million de livres lors d’une récente vente aux enchères à Dubaï. Plus scandaleux encore, certains auteurs de la terrible situation financière actuelle – les ‘maîtres de l’univers’ – sont toujours récompensés par d’obscènes boni. Goldman Sachs, par exemple, va distribuer un total de 2,6 milliards de dollars en boni, malgré une perte lors du quatrième trimestre équivalente à ce montant ! Au même moment, la classe ouvrière de Grande-Bretagne et du monde entier va payer un prix terrible pour le chaos économique créé par le capitalisme.

La phrase en vogue chez les capitalistes est que l’économie, des industries voire des pays entiers comme l’Islande l’a illustré, ont fait ou sont sur le point d’effectuer «le grand plongeon». La crise n’est pas restreinte au ‘secteur financier’ mais, comme nous l’avons dit, s’est répandue à la soi-disant ‘économie réelle’ bondissant, selon l’expression consacrée, de «Wall Street à Main Street» (de la Bourse à la Grand’rue) et maintenant au monde entier, ou presque. Que reste-t-il de la théorie du ‘découplage’? Les soi-disant marchés ‘émergents’ du monde néocolonial vont sans doute être ‘submergés’ par la vague économique issue du monde ‘riche’. Le groupe de réflexion de l’Unité de Renseignement Economiste a prédit dans son bulletin pour 2009 que pas moins de 29 pays verraient leurs économies se contracter.

Le capitalisme ‘dérégulé’ et débridé a amené la menace d’une dépression ‘débridée’ elle aussi et malgré les meilleurs efforts de la part des gouvernements capitalistes, ils pourraient ne pas parvenir à éviter la catastrophe. Ils tentent désespérément de remettre le système à flot, à coups d’interventions étatiques, afin de poser un ‘plancher’ sous la crise, d’amortir ses effets et d’éviter une véritable dépression. Ben Bernanke, Président de la Réserve Fédérale américaine, a complètement exclu la possibilité de la répétition d’un tel événement dans les Etats-Unis ou dans le monde actuel. Mais d’autres ne partagent pas ses certitudes – c’est le cas pour Larry Elliott, éditeur économique du Guardian, qui écrit ouvertement qu’il s’attend à une dépression, surtout dans le cas du Royaume-Uni.

Cette crainte a été renforcée par la détérioration rapide de l’économie américaine et ses répercussions dans le monde entier. Rien qu’au mois de novembre 2008, le nombre de chômeurs aux USA a augmenté d’un demi-million. C’est la plus grande hausse de chômage mensuelle depuis 1974 et si les travailleurs à temps partiel à la recherche d’un emploi sont inclus, on atteint les pires chiffres depuis 1940 ! Les deux tiers des travailleurs ayant perdu leur emploi l’ont perdu entre septembre et novembre 2008 – en seulement trois mois ! Ceci souligne la vitesse et la profondeur de la crise. Pire encore, selon des estimations récentes, c’est chaque mois plus d’un million de travailleurs qui vont perdre leurs emplois aux Etats-Unis jusqu’à la mi-2009, c’est-à-dire qu’une hausse de quatre à sept millions de chômeurs est possible.

Selon le président élu Obama – qui admet maintenant «ne pas savoir par où commencer lorsqu’il se lève le matin» -, le gouvernement américain ne sera pas capable d’empêcher la catastrophe économique. Jusqu’ici, tous les ‘leviers’ du contrôle économique ont échoué à leur tâche. Le système financière – les artères du capitalisme – reste gelé, en particulier dans le secteur crucial du prêt interbancaire. La ‘recapitalisation’ des banques n’altère en rien la réticence des banques à prêter à des entreprises, grandes ou ‘petites’, car ils craignent, à juste titre, de ne jamais revoir leur monnaie. Comme l’a fait remarquer un cadre bancaire européen : «Si le PIB diminue, comment l’emprunt peut-il croître ?»

Le PIB américain va diminuer de 4-5% au quatrième trimestre, avec un déclin continu prévu pour toute l’année 2009. Les économistes capitalistes prédisent pour cette année un réel déclin dans l’économie mondiale, pour la première fois depuis les années ‘30. Une situation désespérée qui requiert des mesures d’urgence. Par conséquent, les gouvernements capitalistes partent à la recherche d’ ‘armes de destruction massive’. Menés par le gouvernement britannique de Brown, soutenu avec empressement par Obama, et même par Ben Bernanke, ils seront forcés, lorsque tout le reste aura échoué, à recourir au «soulagement quantitatif, un nom amusant, qui est en fait un déguisement pour le recours à la planche à billets qui consiste à imprimer des livres ou des dollars, dans une tentative désespérée de stimuler la demande» (The Independant).

 

Le retournement de Brown

Même le fait de faire baisser les taux d’intérêt jusqu’à 0% pourrait ne pas fonctionner. C’est pourquoi Mervyn King, essayant l’attitude de vétéran de Fidel Castro ou le béret de Che Guevara, menace de nationaliser les banques britanniques si elles ne «font pas leur boulot». Le chef de Merrill Lynch, qui est lui-même banquier, a appelé le gouvernement à créer sa «propre banque» pour relancer l’emprunt !

Gordon Brown, avec Blair et Mandelson, était un célèbre militant du capitalisme truand et néolibéral. Mais après un virage à 180°, Brown qualifie cette vision de «dogmatique» dans son message du Nouvel An. Pourtant, avec Tony Blair, il a jeté à la poubelle la Clause 4 de la constitution du Labour Party en 1995, laquelle était en faveur de la nationalisation des secteurs-clés de l’économie, et a converti le Labour en un parti capitaliste.

Le soutien qu’il affiche aujourd’hui en faveur des nationalisations découle des mêmes raisons qui l’ont poussé à soutenir le néolibéralisme hier : il ne faut pas sauver que les banquiers, mais le système capitaliste lui-même. Ces mesures ne sont perçues que comme ‘temporaires’, jusqu’à ce que les banques aient été rénovées et rendues aux capitalistes après avoir été ‘sauvées’ par le contribuable, c’est-à-dire les classes moyennes et la classe ouvrière. Brown fronce encore des sourcils à toute proposition autre que garder les banques nationalisées «à portée de bras» et exclut toute possibilité de «contrôle populaire» ou ouvrier, comme l’exige le Socialist Party.

Mais la situation est si grave que le keynésianisme, l’idée d’une finance sur base d’un déficit et du New Deal mis en place par Franklin Roosevelt dans les années ‘30, est invoquée. Tous les précédents ‘principes’ économiques ont été balancés par la fenêtre, le déficit gouvernemental étant maintenant à l’ordre du jour. La Grande-Bretagne pourrait par conséquent faire face à un déficit de 6, 8, voire 10% du PIB. Obama a déjà admis qu’il y aura un déficit pour le gouvernement américain de l’ordre d’un trillion (mille milliards) de dollars pour 2009, c’est-à-dire 9 à 10% du PIB. La panique est telle parmi la classe dirigeante américaine, que l’on a alloué la somme de 7 trillions de dollars – dont tout n’a pas encore été dépensé – afin de renflouer leur système. Ceci équivaut à peu près à la moitié du PIB des Etats-Unis.

Pourtant, malgré ces mesures, il n’est pas du tout garanti que le capitalisme puisse empêcher sa descente dans le piège de la dépression et/ou de la déflation, comme ce fut le cas pour le Japon dans les années 90. Le New Deal de Roosevelt, dans les années ‘30 aux Etats-Unis, bien qu’il ait introduit certaines réformes, n’a pas mis un terme fondamental à la dépression américaine. En fait, les Etats-Unis étaient au bord d’une autre crise dévastatrice à la fin des années ‘30, mais ont été sauvés par le début de la guerre. C’est l’intervention gouvernementale massive durant la deuxième guerre mondiale plutôt que le New Deal qui a temporairement sauvé le capitalisme. Nous avons besoins «d’une finance de guerre sans la guerre elle-même» (Niall Ferguson, Financial Times).

Une crise économie du capitalisme – en particulier une crise aussi grave que celle-ci promet de l’être – est comme une guerre en termes de ‘massacre’ de capital, y compris de vies et de conditions de la classe ouvrière, avant que les graines d’une nouvelle phase de croissance ne puissent être créées. Il n’y a pas de ‘crise finale’ du capitalisme, comme Lénine l’a fait remarquer. Le système trouvera toujours une manière de s’en sortir, tant que la classe ouvrière et les pauvres ne parviennent pas à saisir l’opportunité d’effectuer le changement socialiste de la société. Voilà la question décisive à laquelle fait face la classe ouvrière en 2009 et dans les années à venir si l’on veut pouvoir éviter une nouvelle période prolongée de souffrance pour la majorité.

 

“Sympathie pour les Bolcheviks”

Cette crise a déjà eu un effet profond en refaçonnant le point de vue de la classe ouvrière. L’Islande, avant le début de la crise il y a six mois, était le sixième pays le plus riche au monde et, supposément, le ‘plus heureux’. Plongée dans un abysse économique, elle donne une illustration de ce que représenterait une situation à la 1929 : un tiers de la population désire quitter le pays et les banquiers sont hués partout où ils vont. Reflétant le changement qui a pris place, un travailleur a fait ce commentaire au Financial Times : «Pour la première fois de ma vie, j’ai de la sympathie envers les bolcheviks et les révolutionnaires français qui ont sorti la guillotine».

Cherchant à capter l’humeur populaire, même le dirigeant des Tories, Cameron, a dénoncé d’une manière purement démagogique les «crimes» des banquiers et a fait allusion à un jugement, invoquant par là l’image de combis remplis de financiers les conduisant à travers les rues londoniennes jusqu’à leur incarcération dans la Tour de Londres ! C’est un peu difficile pour lui, néanmoins, de poursuivre ce raisonnement jusqu’au bout, étant donné ses racines d’Eton (une école privée d’élite) et de Bollinger (un célèbre champagne), de même que pour le reste de son cabinet d’opposition. La pure hypocrisie de Cameron et des Tories a été révélée par leur rejet de la suggestion d’abandonner leurs ‘intérêts extérieurs’ afin de se concentrer sur leurs tâches parlementaires. L’an passé, William Hague, secrétaire aux affaires étrangères du cabinet d’opposition, a ‘gagné’ plus de 230.000 £ en plus de ses rémunérations pour ses deux postes de directeurs. Michael Gove, un autre membre du cabinet d’opposition, gagne au moins 100.000 £ par an ‘sur le côté’.

Ils rivalisent en cela avec la droite du Labour, dont les rangs doivent maintenant inclure l’ancien dirigeant du Labour Neil Kinnock, ainsi que son entourage. Kinnock, l’infâme «marteau de la gauche» qui a pavé la voie pour Blair et Brown, reçoit une pension annuelle de 63.900 £ de la part de l’Union Européenne tandis que sa femme Glenys reçoit 57.000 £ en tant que membre du Parlement européen, sans parler de sa fille qui travaille pour Brown et de son fils qui est directeur du Forum Economique Mondial. Ceci doit nous rappeler, s’il était nécessaire, à quel point la direction actuelle du New Labour a renié ses racines socialistes et travaillistes. Cette direction est pieds et poings liés au capitalisme, avec un Brown qui refuse de prendre des mesures socialistes d’urgence, préférant demeurer dans le cadre du capitalisme britannique malade, qui affronte maintenant ce qui est probablement la pire crise de son histoire.

Selon les dernières prévisions, l’économie britannique doit faire face au troisième plus important déclin économique du monde capitaliste avancé, avec une baisse de 3% pour 2009 – surpassée seulement par les Etats-Unis et l’Irlande. Les Ministres du gouvernement ne sont plus prêts à faire semblant, comme Brown et jadis Darling l’ont fait, que le Royaume-Uni va éviter les pires effets du tsunami économique. Tessa Jowell, la Ministre des Jeux Olympiques, a admis que le gouvernement n’aurait sans doute pas demandé à recevoir les JO si la décision avait été prise au milieu du ralentissement économique actuel.

Le bourbier grec doit être une leçon importante pour les travailleurs britanniques. Au lieu des célébrations des JO d’Athènes d’il y a quatre ans, les rues de la ville, tout comme celles du reste de la Grèce, sont maintenant remplies de manifestants, avec la police tombée à cours de gaz lacrymogène et devant en importer d’Israël, avant que ce dernier ne se lance lui-même dans le conflit militaire actuel.

Tout comme la Grèce, le Royaume-Uni est plus exposé que jamais. Un nombre immense de jeunes chômeurs éduqués – la «génération 700€», qui est le salaire mensuel moyen – coexiste avec des travailleurs pauvres, dont de nombreuses personnes âgées entre 40 et 50 ans qui subissent les même salaires de misère.

Se basant sur des industries de services qui se sont maintenant effondrées, les coussins dont disposait l’économie britannique dans le passé ont maintenant disparu. L’effondrement des banques signifie que 370.000 emplois – un douzième de la force de travail – pourraient être perdus à Londres d’ici 2010, pour la plupart dans le secteur financier. Le revenu du pétrole de la mer du Nord sera tombé de 40% en 2008. Le secteur du logement – la fondation du soi-disant «effet post-richesse» – fait face à des baisses de prix de l’ordre de 40 à 50%. Les plus optimistes disent que les prix des logements de 2007 pourraient de nouveau être atteints en 2023 !

Dans son sillage, les agents et experts immobiliers de même que les constructeurs font face à un futur qui déchante. Si on exclut la deuxième guerre mondiale, pendant laquelle très peu de maisons ont été construites, le nombre de maisons construites est au plus bas depuis 1924. La construction de bureaux va sans doute plonger de plus de 20%, et les conséquences de tout ceci vont fortement toucher les 250.000 travailleurs dont les emplois sont liés à l’industrie du bâtiment. Les banquiers ont été renfloués, mais les propriétaires de maisons ne vont pas recevoir la même aide.

 

Nationalisation sous contrôle et gestion des travailleurs

Nous exigeons la fin de toutes les expulsions de travailleurs hors de leurs foyers, pour cause qu’ils ont été plongés dans des circonstances économiques dont ils ne sont pas responsables. Ceci n’est possible qu’en nationalisant le secteur bancaire, pas à la manière de Northern Rock, mais sous le contrôle et la gestion des travailleurs. Des hypothèques bon marché et, dans certains cas, la substitution volontaire des hypothèques par le loyer sont des issues à envisager, plutôt que la perspective de ‘cités de tentes’ en-dehors des villes britanniques, qui sont une réelle possibilité si l’effondrement de l’immobilier se poursuit.

Ce n’était pas pour rien qu’un commentateur a récemment averti que si le système financier n’était pas renfloué, alors «Londres pourrait ressembler à Mogadiscio» (la capitale de la Somalie). En réalité, des pans entiers de Londres et d’autres villes de Grande-Bretagne comportent déjà des éléments de « Mogadiscio». Le tourbillon de la déchéance sociale – inévitable sur base d’un ralentissement économique – va cette fois-ci happer des sections des classes moyennes, en particulier dans le sud, l’East Anglia et le sud-ouest.

La conséquence la plus dévastatrice de la crise à laquelle sera confrontée la classe salariée sera la terrible hausse du chômage. On estime que celle-ci grimpera à 3 millions dans les douze prochains mois. Nous rejetons l’impasse du chômage. Nous exigeons un emploi pour un revenu décent avec le droit à une formation décente. Le processus de substitution des emplois industriels bien payés avec des emplois mal payés, à temps partiel au lieu de temps plein, doit être rejeté. La plupart des travailleurs des voitures Rover à l’usine de Longbridge qui ont été licenciés en 2005 et qui sont parvenus à retrouver un travail étaient payés à un salaire plus bas, avec seulement un tiers d’entre eux qui s’en sont tiré à bon compte.

Nous rejetons également l’approche pernicieuse du Ministre des allocations Purnell qui se sert des pauvres en tant que boucs-émissaires et qui fait toutes sortes de plans de réduction des allocations sociales. Ceux qui touchent des revenus de la sécurité sociale vont être forcés de subir des tests aux détecteurs de mensonges et d’aller travailler dès que leurs enfants sont âgés d’un an. Ceci représente une tentative d’éliminer complètement la sécurité sociale, comme l’a fait remarquer le syndicat PCS (Public and Commercial Services Union, un syndicat combatif indépendant qui regroupe les travailleurs de la fonction publique et de certains secteurs commerciaux). Cela, plus la tentative de partiellement privatiser la Poste, montre qu’alors que la crise a forcé le New Labour à nationaliser certaines industries, sa politique anti ouvrière et néolibérale se poursuit bel et bien.

Nous demandons une planification socialiste, laquelle est devenue encore plus cruciale maintenant que nous baignons dans cette crise. Le capitalisme réalloue les ressources à travers l’expulsion forcée des travailleurs hors des industries qui ne sont plus ‘profitables’ et, dans la situation présente, seuls quelques-uns vont être graduellement réabsorbés dans les secteurs en croissance de la production capitaliste. Toutefois, dans une économie planifiée, comme Marx l’a expliqué, ce changement assumerait une réadaptation surtout ‘administrative’ des travailleurs et de la production, sans subir les horreurs du chômage de masse caractérisée par le capitalisme. Marx a fait remarquer que les capitalistes font bel et bien des plans, réglés au détail près, dans chacune de leurs entreprises. Une économie planifiée est, en essence, cet exemple, mais porté à une échelle nationale et internationale, avec le facteur vital supplémentaire du contrôle et de la gestion par les travailleurs. Ceci, toutefois, n’est possible que par l’établissement d’une économie planifiée socialiste.

 

Période de changements décisive

Le Royaume-Uni et le reste du monde sont entrés dans une période décisive de changements. Le Socialist Party sera à l’avant de toutes les batailles qui vont émerger dans la prochaine période. De nombreux travailleurs, choqués par l’étendue et la rapidité de la crise, pourraient être réticents à entrer dans la bataille pour les salaires, par exemple. Mais une lutte décisive pour les emplois est maintenant à l’ordre du jour, avant tout afin de sauver les jeunes d’un retour aux années ‘30.

Un point crucial dans ce développement est l’idée d’un nouveau parti des travailleurs de masse. Il est peu probable que les dirigeants syndicaux se battent pour cela, se cramponnant comme ils font au pantalon de Brown et de son gouvernement. Brendan Barber, secrétaire général du TUC (Trades Union Congress, fédération de tous les syndicats), dans une exécrable interview sur la chaîne d’information de la BBC le jour du Nouvel An, n’a donné absolument aucun encouragement aux travailleurs à lutter contre les attaques brutales que les patrons et leur système tentent d’imposer aux travailleurs.

Nous sommes contre le fatalisme du laissez-faire, qui ne voit aucune alternative au-delà du cadre rigide de ce système discrédité. Ouvrons les livres de comptes aux inspecteurs des syndicats, et en particulier aux organisations de la base dans les usines tels que les délégations syndicales ! Nous sommes en faveur de la nationalisation de l’industrie automobile, et non pas de la ‘compensation’ aux patrons discrédités sous la forme d’une aide de l’Etat. Nous revendiquons un programme de production alternative et utile si, comme il est admis, il y a engorgement du marché automobile à l’heure actuelle. Le tout nouveau Réseau national des délégués syndicaux montre la voie.

Une révolte couve dans la société britannique. Elle trouve une expression visible dans l’opposition face à la troisième piste de l’aéroport de Heathrow, face à la privatisation partielle de la Poste – contre laquelle certains parlementaires Labour menacent même de défier Mandelson et Brown – et sur la question cruciale de l’emploi. Une élection générale – quel que soit le moment où elle sera proposée – avec trois partis ancrés dans le capitalisme n’offre aucune réelle alternative, à moins qu’il s’y trouve la voix du socialisme. Les travailleurs doivent laisser de côté ce New Labour décadent et créer une nouvelle alternative combative de masse.

Nous devons redoubler dans nos efforts pour défendre la cause du socialisme et la porter devant des couches de plus en plus larges de la classe salariée. Du point de vue mondial, le capitalisme a créé le chaos. Il maintient une pauvreté intolérable, perpétue des guerres sans fin, comme le carnage en cours à Gaza le montre, et plonge des millions dans une misère de plus en plus grande. Cette année peut ouvrir un nouveau chapitre dans lequel le socialisme reviendra, rugissant, à l’ordre du jour.

Stop à la guerre à Gaza

Des centaines de morts, des milliers de blessés et toujours pas de réelle sécurité pour les Israéliens ou les Palestiniens.

Les centaines de tués de ces derniers jours ne vont pas apporter la paix, mais plus de fureur et de morts. Tnu’at Maavak Sozialisti (Harakat Eshteraki Nidal) s’est toujours opposé aux tirs de roquettes Qassam ainsi qu’aux attentats contre les familles des travailleurs et des pauvres en Israël, dans les territoires palestiniens et dans le Moyen-Orient. L’offensive actuelle n’est nullement une action défensive et n’a pas pour objectif d’apporter la tranquillité aux résidents du sud d’Israël. Comme lors de la deuxième guerre du Liban, à laquelle nous nous sommes également opposés, nous ne parlons pas seulement d’une absence de solution, mais aussi d’une exacerbation des problèmes. Le gouvernement actuel est responsable de l’escalade actuelle et de ses conséquences. Cette offensive ne va pas apporter de solution et démontre une fois de plus que le principal danger pour la sécurité des habitants d’Israël et de la région provient de l’élite dirigeante israélienne.

Avec plus de 365 Palestiniens tués, 1.600 blessés, et 4 Israéliens, juifs et arabes, tués, c’est la plus grande offensive aérienne de tous les temps dans les territoires palestiniens. Les dix premières heures de l’attaque ont vu des dizaines de milliers de tonnes d’explosifs s’abattre sur Gaza. Le gouvernement et l’armée savaient très bien que les tirs de projectiles – dont peu sont de véritables missiles – augmenteraient en réponse à l’attaque Ils avaient même estimé que le nombre de tirs atteindrait les 100 par jour durant l’opération. Comme c’était à prévoir, l’offensive sème la colère dans toute la région entière et exacerbe la polarisation nationale entre les Juifs et les Arabes.

Le véritable but de l’offensive n’est pas de ramener le calme, tout comme ce n’était pas le but de l’opération “Hiver chaud” en février 2008 ou lors de la précédente guerre de Gaza (l’opération “Pluie d’été”) menée parallèlement à la seconde guerre du Liban. Nous nous étions également opposés à ces attaques qui avaient fait 550 tués. Maintenant comme alors, la guerre n’est que la poursuite de la politique du gouvernement par des moyens militaires. Le but de l’attaque n’est pas de mettre fin aux tirs de projectiles, mais de déstabiliser le gouvernement Hamas de la bande de Gaza, tout en donnant l’impression que le gouvernement fait des efforts pour trouver une solution à ces tirs. Pour l’élite israélienne, les jeux de prestige vis-à-vis du Hamas sont plus importants que la sécurité des résidents du sud d’Israël, qu’ils utilisent comme otages. Tout cela s’effectue sous le couvert de la période électorale en Israël et de la période de transition entre les gouvernements aux USA. Il s’agit aussi d’effacer l’image de défaite qui colle au gouvernement depuis la deuxième guerre du Liban. En même temps, cela démontre la détermination de l’élite à engager une autre confrontation sanglante avec l’Iran et le Hezbollah.

Une guerre avant les élections est une tactique classique employée par des gouvernements en faillite. Ce gouvernement a été impliqué dans des opérations militaires sanglantes et de grande ampleur. Il lance maintenant une autre opération militaire conçue pour sauver « Kadima » et « `Avodah » de leur effondrement dans les sondages en compromettant la sécurité des habitants de la bande de Gaza, de Sderot, d’Ashkelon, de Netivot, et des autres villes dans la région.

Le millionnaire ministre de la Sécurité Barak a déjà annoncé qu’il arrêtait sa campagne électorale, ce qui n’est pas étonnant parce qu’il comprend parfaitement que la campagne militaire forge sa propre campagne électorale. Tous les partis de l’establishment profiteront à court terme du prestige de l’initiative militaire, exploitée également pour détourner l’attention de la crise économique mondiale. Aucun des partis de l’establishment, qui soutiennent tous le capitalisme, n’a de solution pour la sécurité d’emploi et les conditions de vie des travailleurs. Ils n’ont pas davantage de solution au conflit israélo-palestinien et aux problèmes qu’il entraine.

L’opération militaire a reçu comme de coutume un nom cynique – « Plomb durci » qui provient d’une chanson de Hanukah – comme si des éléments de l’élite israélienne ne voyaient dans cette opération pas beaucoup plus qu’un jeu ou une aventure. Cette aventure militaire a déjà exigé un lourd tribut en vies humaines – dès les premières heures, le nombre de morts a dépassé celui des Israéliens tués par tous les projectiles lancés de la bande de Gaza jusqu’à maintenant.

Malheureusement, cette aventure n’est pas finie, le gouvernement refuse tout cessez-le-feu et n’exclut pas d’ouvrir un autre front contre le Hezbollah au Liban. Des milliers de réservistes ont déjà été mobilisés par des décrets d’urgence. L’offensive va se heurter à des difficultés et ne fera qu’aggraver les problèmes dans le Moyen-Orient. Comme Barak l’a déclaré: “Ce ne sera pas facile, et ce ne sera pas court.”

 

Le gouvernement a saboté la « trêve »

Le gouvernement israélien a refusé de renforcer la ‘trêve’ et de la transformer en cessez-le-feu véritable, ce qui aurait au moins amélioré la vie quotidienne des Israéliens et des Palestiniens, sans même parler de toute prise réelle d’une initiative pour en finir avec le conflit israélo-palestinien, ce que le gouvernement est incapable de faire. Bien au contraire, pendant les mois de ‘trêve’, le gouvernement a continué ses actions provocatrices – comme par exemple le 4 novembre, le jour des élections aux USA, où des bombardements aériens ont eu lieu. Comme Barak le dit maintenant, l’opération militaire a été prévue en détail pendant ces mêmes mois. En Cisjordanie et dans la bande de Gaza, les opérations militaires ont continué. Le gouvernement a refusé de procéder à un échange complet de prisonniers, ce qui aurait pu aussi rendre le soldat captif Shalit à sa famille.

Au cours de la période de ‘Trêve’, le siège économique et militaire de la bande de Gaza a continué, avec la collaboration des grandes puissances, de l’Egypte, du Fatah et du reste des régimes de la Ligue Arabe. La plupart protestent maintenant hypocritement contre le massacre. Abbas (Abou-Mazen) et le régime dictatorial de Moubarak en Egypte ont même surpassé les autres quand ils ont donné un appui implicite à l’attaque d’une manière bien plus prononcée que certains des régimes arabes l’avaient fait au début de la deuxième guerre du Liban. La ministre des affaires étrangères, Livni, a été invitée lors d’une visite spéciale au Caire deux jours avant la guerre.

Cette collaboration a exaspéré les masses arabes au Moyen-Orient. Elle a augmenté la haine des régimes corrompus de la Ligue Arabe qui, comme le régime corrompu d’Israël, n’agissent pas pour servir les travailleurs et les pauvres, mais pour les exploiter et de les réprimer. La colère qui éclate maintenant pourrait précipiter la fin du régime affaibli de Moubarak en Egypte et affaiblir encore plus Abbas qui apparait comme une marionnette du gouvernement israélien. La nouvelle situation fait des pourparlers d’Annapolis une farce encore plus grotesque. Ces négociations de paix avaient été suspendues à cause de la guerre et n’ont jamais été prises au sérieux, que ce soit en Israël, dans les territoires palestiniens ou dans le reste du monde.

 

Depuis le retrait des colonies et de l’armée de la bande de Gaza en 2005, l’élite israélienne a continué dans la pratique à dominer le territoire comme si c’était une gigantesque prison. Après la victoire du Hamas aux élections pour le Conseil Législatif Palestinien, l’élite israélienne avait augmenté ses attaques contre les habitants avec le soutien des grandes puissances. Le Hamas avait remporté les élections en raison de la colère qui vit contre les chefs corrompus du Fatah et dans la perspective de l’échec des organisations palestiniennes, qui se sont par le passé qualifiées de socialistes.

Le Hamas est, naturellement, loin d’être un mouvement socialiste et est également une barrière dans la lutte des masses palestiniennes pour la libération nationale car il ne propose pas de stratégie pour une solution sérieuse aux problèmes qui se posent aux masses palestiniennes. Il est incapable de construire un soutien parmi les travailleurs et les pauvres israéliens à qui il nuit. Néanmoins, le Hamas est renforcé en raison de la corruption et de la trahison du Fatah ainsi que des actions du gouvernement israélien. La majorité des Palestiniens, comme des Israéliens, en a assez des grandes partis politiques existant actuellement et il y a un grand besoin d’une alternative.

Juste avant la guerre, le gouvernement avait cyniquement pris la crise humanitaire sous sa responsabilité et temporairement ouvert le passage des frontières à l’arrivée de nourriture et de médicaments. Les généraux et les politiciens de tous les partis de l’establishment israéliens justifient la politique de punition collective contre les habitants de la bande de Gaza comme une réponse aux tirs de roquettes contre les habitants israéliens des villes proches de la bande de Gaza. C’est une autojustification hypocrite. Le même gouvernement et les mêmes militaires jouent cyniquement avec les peurs, les soucis et la détresse des résidants du Negev occidental, ils ne proposent qu’une détérioration du problème et un approfondissement du conflit.

Le prix du conflit est finalement payé par la masse des familles des travailleurs et des pauvres israéliens et palestiniens, et pas par l’élite de décideurs qui tirent profit la plupart du temps du conflit national. Les tirs de roquettes sont juste le symptôme d’une situation dont le responsable en chef est l’élite israélienne, même si les fonctionnaires du ministère des Affaires Etrangères et les journalistes travaillent vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour brouiller ce fait. le nombre de victimes de chaque côté témoigne tous les ans du point auquel le conflit pour la terre est loin d’être symétrique.

Durant des années, la politique gouvernementale avait imposé une occupation et une oppression systématique des masses palestiniennes par des moyens innombrables comprenant des démolitions, la famine et la tuerie. Au cours de ces derniers mois, le gouvernement a choisi de priver les habitants de la bande de Gaza de sorte que la grande majorité d’entre eux souffre de pauvreté extrême et manque de tout pour vivre, de nourriture comme de médicaments et d’électricité. Naturellement, cette situation entraîne l’opposition. Tant que il y aura une oppression nationale, le conflit national et le carnage continueront.

 

Le conflit est en dernière instance un problème social

Il y a des organismes palestiniens religieux de droite, tels que le Hamas, qui essayent de concurrencer Israël dans le massacre de civils, même si c’est à une échelle de beaucoup inférieure à ce dont est capable le gouvernement israélien, afin de donner l’impression qu’ils mènent une lutte contre ces attaques. En réalité, les tirs de roquette sont simplement une méthode de vengeance qui, à cause du désespoir et de la faim, obtient parfois un soutien parmi les Palestiniens. Les tirs de roquettes sont certainement incapables de casser la politique du siège (à la différence de l’évasion de masse de la frontière égyptienne) ou de nuire à l’oppression militaire. Cela nuit simplement à des civils autour des frontières de la bande de Gaza. C’est un cadeau politique fait à l’establishment capitaliste israélien qui emploie traditionnellement le conflit et la question de la sécurité afin d’augmenter son soutien. Le même soutien est chroniquement miné en raison de leurs attaques économiques continuelles sur les travailleurs et les pauvres en Israël ainsi qu’en raison des problèmes sociaux qui en résultent.

C’est également la raison pour laquelle la propagande de l’establishment fait un effort en créant une séparation artificielle entre les problèmes sociaux et les problèmes de sécurité. Mais le conflit israélo-palestinien est également un problème social brûlant, et on ne doit pas se baser sur ces mêmes partis qui mènent ou soutiennent la guerre économique contre la majorité des Israéliens pour ne s’inquiéter des intérêts de la population que pour les questions de sécurité. Aucun des partis de l’establishment n’a de solution au conflit et aux problèmes qu’il crée.

C’est également pourquoi les partis de l’establishment sont côte à côte en temps de guerre et ne proposent pas rien comme alternative. Les partis soi-disant en opposition participent à une coalition élargie, juste comme ils le font de façon plus cachée pour les sujets économiques. Ainsi, il était possible de voir Benjamin Netanyahu du Likoud et Haim Oron de Meretz parlant d’une même voix. La presse de l’establishment forme également un chœur pour féliciter l’attaque et souligne son rôle comme chien de garde de l’establishment capitaliste et de ses guerres.

Meretz, qui se décrit en tant qu’élément du ‘Camp de la paix’, a réclamé une action à Gaza avant même la guerre, comme il avait à l’époque soutenu la deuxième guerre du Liban. Il a même reçu des notes préliminaires du gouvernement au sujet de l’attaque. Afin d’essayer de gagner des voix du Parti Travailliste, Meretz continue à remplir son rôle historique, en soutenant une politique gouvernementale destructive et nocive pour les Juifs et les Arabes.

 

Une Alternative Socialiste

La sécurité des Juifs israéliens ne pourra jamais être réalisée aux dépens de la sécurité des autres populations de la région. Les travailleurs et les pauvres, Juifs comme Palestiniens, partagent les mêmes intérêts et les mêmes aspirations à une réelle sécurité ainsi qu’à une paix durable. Afin d’arrêter les bombardements et toutes les méthodes d’oppression utilisées contre les masses palestiniennes, il faut un large mouvement social sur le terrain pour les combattre et pour mettre en avant une alternative à la guerre permanente et aux bains de sang interminables. Les organisations ouvrières, y compris Histadrut, doivent contribuer à la construction d’un tel mouvement, et cela dans l’intérêt général des travailleurs.

Le manque d’un tel mouvement, un mouvement ouvrier solide, un grand mouvement socialiste composé des travailleurs juifs et arabes, en Israël comme dans les Territoires Palestiniens, fait en sorte que des tas de familles de travailleurs et de pauvres sont victimes d’événements sur lesquels elles n’ont pas le moindre contrôle. Actuellement, la classe ouvrière n’est pas réellement organisée. Si la population était organisée d’une telle manière, la majorité de l’opinion publique juive-israélienne ne serait pas désespérée au point d’accepter les prétendues propositions sécuritaires du gouvernement. Le fait que la majorité les soutient est dû au fait qu’elle n’a pas de réponses à la question : « Qu’est-il possible de faire dès maintenant afin d’améliorer la situation ? » Comme cela a été dit, le gouvernement aurait pu faire beaucoup d’autres choses, mais a finalement choisi l’attaque.

S’il y avait un mouvement socialiste large et organisé, il aurait été possible de forcer le gouvernement à instaurer un réel cessez-le-feu, à faire cesser le siège et l’oppression de la population palestinienne, et à procéder à un échange complet de prisonniers. Un large mouvement socialiste devrait se mettre en place aussi bien dans les Territoires Palestiniens qu’en Israël, afin d’offrir une véritable alternative aux grands partis politiques existants et de mener une lutte pour cesser les bombardements ainsi que tous les actes d’agression contre les masses palestiniennes de la part du gouvernement israélien.

En l’absence d’un mouvement socialiste large réunissant les Juifs et les Arabes en Israël et dans les Territoires Palestiniens, d’autres forces politiques qui n’ont rien d’autre à offrir qu’une intensification du conflit vont se renforcer, comme cela s’est déjà produit ces dernières années. Cependant, il y a des mesures urgentes qui peuvent et doivent être prises afin d’établir la base pour la construction d’un tel mouvement. Le mouvement anti-guerre doit être élargi autour de la revendication d’une solution alternative qui procurerait une paix et une sécurité réelles aussi bien aux Palestiniens qu’aux Israéliens. Les manifestations communes des Juifs et des Arabes contre la guerre doivent être renforcées, avec une opposition implacable à toute forme de répression des manifestations ou protestations contre la guerre, avec un soutien au droit à l’autodéfense des manifestants attaqués, et avec une opposition claire aux provocateurs et aux autres forces qui tentent de détourner la lutte contre les résidents eux-mêmes.

Une autre mesure à prendre en vue de la construction d’un mouvement large est d’organiser une discussion sur l’offensive militaire israélienne et ses conséquences dans toutes les organisations ouvrières, les organisations étudiantes, les communautés de quartier et toutes les formations qui luttent pour un changement social et pour la défense des travailleurs et des pauvres – et cela inclut “City for all of us” à Tel Aviv et l’organisation “Power to the workers”. Il est important que dans ces réunions, une discussion soit tenue entre travailleurs et activistes juifs et arabes, dans le but d’arriver à une analyse commune de la situation actuelle, de trouver des solutions communes , d’organiser l’élargissement des protestations contre la guerre et, dans la mesure du possible, de diffuser une condamnation publique contre la guerre.

Le groupe “Kol Akher” (L’Autre Voix), qui a été mis sur pied par des dizaines de résidents israéliens et palestiniens du Négev occidental et de la bande de Gaza, montre ce que les résidents peuvent faire, avant même qu’un mouvement social large ne soit établi et même dans le but de construire un tel mouvement. Ce groupe est maintenant en train de mener campagne pour un nouveau cessez-le-feu et contre la guerre, et des centaines de résidents du Sud de l’Israël ont déjà signé leur pétition. Le groupe organise des discussions directes entre Israéliens et Palestiniens, ce qui est particulièrement significatif vu le niveau d’incitation à la haine et à la division alimentées par les canaux d’information officiels.

Le but des discussions directes est d’arriver à une compréhension des intérêts communs, et de trouver une solution saine. Le groupe des “Combattants pour la Paix” (qui regroupe d’anciens soldats et Palestiniens qui ont pris une part directe dans la lutte contre l’occupation), organise aussi des réunions et des dialogues similaires. Un mouvement socialiste large pourrait faire avancer la discussion à une échelle bien plus large, dans le cadre de comités de paix et de réconciliation, et pourrait ouvrir des discussions formelles sur les questions de sécurité et sur les « questions-clés » du conflit.

Aussi bien en Israël que dans les Territoires Palestiniens, il y a un besoin urgent de larges partis socialistes pour la classe ouvrière et les pauvres qui pourraient diriger un tel mouvement, comme partie intégrante de la lutte pour renverser le capitalisme en Israël, dans les Territoires Palestiniens et au Moyen-Orient et pour établir un Israël socialiste côte-à-côte avec une Palestine socialiste indépendante, lesquels s’intègreraient dans une fédération démocratique et socialiste de la région.

 

Les manifestations contre la guerre subissent une lourde répression

Beaucoup de manifestations contre la guerre se sont déroulées dans beaucoup de villes en Israël, en Cisjordanie et dans le Moyen-Orient, certaines avec des participations massives. Dans la bande de Gaza, les manifestants sont parvenus à nouveau à ouvrir une brèche dans la frontière avec l’Egypte dans une tentative justifiée de briser le siège, mais ils ont rencontré le tir des gardes frontière égyptiens. Le Comité Suprême Arabe en Israël a déclaré une grève commerciale et une grève semblable a été déclarée en Cisjordanie. Des manifestations en Cisjordanie et à Jérusalem ont été férocement réprimées. Sous le couvert de la guerre, la police et les militaires augmentent leurs moyens de répression : au village Ni lin en Cisjordanie, par exemple, deux manifestants ont été tués par des tirs. A toutes les universités israéliennes, les manifestants ont été dispersés par la police anti-émeute.

La répression des manifestations est accompagnée d’intensives incitations anti-arabe dans les médias de l’establishment, qui soutiennent la répression et décrivent les manifestations comme des troubles de l’ordre public. L’establishment entier est enrôlé afin de faire taire l’opposition et les protestations. L’extrême-droite relève la tête et avec elle les appels racistes pour attaquer les droits démocratiques des citoyens palestiniens en Israël.

Dans le contexte de cette atmosphère super-militariste, une pression est également exercée sur les luttes des travailleurs. Le comité des travailleurs à l’Israeli Electric Corporation, par exemple, a suspendu la lutte des travailleurs contre les attaques qui suivent le début de la guerre.

À Tel Aviv, le samedi soir, des centaines de militants juifs et arabes – comprenant des membres de Tnu’at Maavak Sotzyalisti – ont manifesté devant le ministère de la Sécurité. Nos camarades ont crié des slogans tels que le “Barak : ministre de la Sécurité, vous n’achèterez pas la loi avec du sang”, ” Juifs et Arabes refusent d’être ennemis”, “On fait couler le sang pour le prestige des ministres”, “Aucune paix, aucune sécurité, ne démantèlent la loi du Capital”, “De l’argent pour l’enseignement et les emplois, pas pour la guerre et l’occupation”, “Le gouvernement a créé un désastre à Gaza et à Ashkelon”, “À Gaza et à Sderot, les enfants veulent vivre”, “Plus de murs et d’abris – dialogues entre résidants”, et d’autres encore.

La conférence Socialisme 2008, organisée par nous un jour avant l’attaque, a été suivie par des dizaines de participants, y compris des résidants du Negev occidental tout comme des dirigeants de premier plan de travailleurs récemment en lutte. Lors de ce meeting, nous avons averti des dangers de la politique sécuritaire des partis gouvernementaux et de l’establishment et avons aussi averti qu’on ne peut pas faire confiance aux partis qui ne fournissent pas de sécurité économique pour fournir sécurité en cas de guerre et de terreur. Les lois du capital n’apporteront pas une vraie paix ou une vraie sécurité. Lors de ce meeting, l’organisation a exprimé sa solidarité avec les familles juives et arabes qui subissent cette situation, à Sderot, à Ashkelon, dans la bande de Gaza et les autres villes à proximité.

Les journaux rapportent déjà la colère croissante des gens dans le Negev occidental concernant les conditions de vies très basses. De façon comparable à l’atmosphère qui a accompagné la deuxième guerre du Liban, la vague nationaliste diminuera, au fur et à mesure où les gens se rendront compte qu’ils sont trompés. Mais sans un large mouvement socialiste capable de proposer une alternative politique, il y a également des chances que les populistes de droite tels que Lieberman réussissent à exploiter la colère contre l’élite et sortent renforcés. C’est, naturellement, un vrai danger, et c’est une autre raison pour laquelle le besoin de construire un mouvement est un besoin critique.

 

Le Mouvement Socialiste de Lutte appelle à:

  • Une fin immédiate aux bombardements ainsi qu’au reste des opérations militaires dans la bande de Gaza, et une pleine compensation financière du gouvernement israélien aux familles des victimes des deux côtés de la barrière
  • Un cessez le feu immédiat et complet qui comprend la fin du siège économique et financier des habitants de la Bande de Gaza et la fin des opérations militaires dans les Territoire Palestiniens, Stop aux tirs de roquette contre les habitants du Sud de l’Israël
  • Continuer les manifestations communes de Juifs et Arabes contre la guerre à Gaza, contre la séparation nationale, contre le conflit et contre l’extrême-droite
  • La fin de la répression policière et militaire du droit de manifester et à la fin des incitations anti-Arabes institutionnalisées, nationalistes et racistes
  • La fin des jeux sur la peur des gens en Israël par l’establishment capitaliste, à la fin de l’instrumentalisation de la vie des habitants à des fins électorales et à la fin du recours aux soldats comme chair à canon.
  • La fin des aventures militaires de l’élite dirigeante et de ses tentatives de cacher les problèmes politiques et sociaux de cette manière
  • Un échange de prisonniers complet qui inclut la libération du soldat Gilad Shalit
  • Un dialogue direct entre habitants israéliens et palestiniens, à un renforcement des liens entre travailleurs et organisations sociales des deux côtés de la division nationale
  • La construction de larges partis socialistes composés des travailleurs, tant en Israël que dans les Territoires Palestiniens, qui puissent mener la lutte pour résoudre les problèmes sociaux, ce qui comprend le conflit israélo-palestinien
  • Retirer l’armée des Territoires Palestiniens et à retirer toutes les mesures d’oppression et d’occupation imposées aux masses palestiniennes comme les checkpoints, le mur de séparation ou les colonies. Non au annexions de terres, des échanges de terres uniquement sur base d’accord complet et démocratique entre travailleurs et pauvres israéliens et palestiniens.
  • Une véritable sécurité et une véritable paix, à la fin du conflit israélo-palestinien et à la fin aux interventions et dictats militaires, politiques et économiques menés par les grandes puissances sur les masses du Moyen Orient et menés par le gouvernement israélien dans les Territoires Palestiniens et les Etats voisins.
  • Une lutte pour un Israël socialiste à côté d’une Palestine socialiste indépendante aux frontières déterminées démocratiquement par des discussions directes entre représentants des habitants et avec des garanties de pleine liberté de mouvement, à une lutte pour que Jérusalem soit la capitale commune des deux Etats socialistes, avec des règles autonomes des deux côtés de la ville.
  • Une lutte unifiée des masses du Moyen-Orient pour de bonnes conditions de vie, pour la paix et pour le socialisme, pour un Moyen-Orient démocratique et socialiste avec des droits garantis pour tous les groupes et minorités.

Un programme socialiste contre l’augmentation du coût des études!

 

La perte des fonds publics pour l’enseignement obligent les universités et les hautes écoles à épargner de plus en plus. Ce qui mène, entre autres, à des licenciements et à une dégradation générale de la qualité de l’enseignement. Cela rend la vie des étudiants beaucoup plus chère. En effet, il n’y a pas que les droits d’inscriptions. Il y a aussi le matériel, le kot, et tout ce qui y est lié. En conséquence à cela, de plus en plus de jeunes se retrouvent dans l’incapacité de commencer des études supérieures. D’autres n’y parviennent qu’au prix de difficultés toujours croissantes : certains sont amenés à prendre un job ce qui diminue fortement les chances de réussite.

Notre programme socialiste contre l’augmentation du coût des études :

Un financement public: 7% du PIB pour l’enseignement dont 2% pour l’enseignement supérieur. Ce financement doit être public, les entreprises privées ne sont intéressées que par les recherches et les cours rentables, les matières qui ne le sont pas passeront donc progressivement à la trappe.

L’abolition de tous droits d’inscriptions (matériel inclus).

Des investissements publics pour des kots à prix abordable pour tous ! Un plan public de construction de logements sociaux de qualité ! Le manque de logements sociaux et de kots pousse les jeunes et les travailleurs vers le privé, où les propriétaires proposent des logements de mauvaise qualité et ce, à des prix trop élevés en raison de la pénurie de logements publics.

Stop aux privatisations de nos restaurants ! Des repas de qualité à prix démocratiques ! Les entreprises ne visent que le profit, la privatisation des restaurants universitaires fait augmenter les prix et baisser la qualité de la nourriture. Une reprise en main des restos universitaires par la communauté est nécessaire afin d’assurer aux étudiants et au personnel des repas de qualité à prix démocratiques.

Abolition de la TVA sur les produits de première nécessité ! La TVA est un impôt asocial qui implique qu’un travailleur et un patron paient la même chose sur les produits achetés. Ainsi, les ménages moins favorisés dépensent une partie plus grande de leur budget.

Pour des transports publics gratuit et de qualité partout !A la VUB sont proposés des tarifs réduits à un nombre limité d’étudiants. Nous sommes favorables pour le fait que chaque étudiant en bénéficie.

Pour un accès gratuit à la culture ! Les multinationales hors de la culture et des loisirs ! L’accès à la culture est un droit et devrait être gratuit pour tous. La main mise des multinationales et leur soif de profit ne rend pas ça possible. Par exemple, les prix des festivals ne cessent de grimper sous la pression des entreprises qui les organisent.

Pour un service national de santé sous le contrôle des travailleurs et des consommateurs ! Pour la nationalisation du secteur pharmaceutique afin que seuls les meilleurs produits soient vendus à prix abordables !Une poignée de multinationales pharmaceutiques se partage les marchés, investisse massivement en propagande.

Un salaire étudiant qui rend l’enseignement supérieur accessible aux enfants de travailleurs ! Le salaire étudiant doit couvrir les frais directs et indirects de manière à ce que les étudiants défavorisés ne doivent avoir recours à un job pour payer leurs études, ce qui diminue fortement les chances de réussite. De plus, ce salaire doit assurer une indépendance vis-à-vis de la famille. L’étudiant dont la famille ne supporte le coût des études qu’avec difficultés est plus susceptible d’être contraint de choisir des études donnant accès à des métiers bien rémunérés plutôt qu’a des études qui l’intéressent.

Un enseignement gratuit et de qualité pour tous !

Abolition des intérêts et autres cadeaux néolibéraux aux patrons ! Les intérêts notionnels permettent aux entreprises qui investissent avec leur capital propre de déduire de leurs impôts la somme des intérêts qu’elles auraient payés si elles avaient emprunté à une banque. Cela coûte 2,4 milliards d’euros par an.